« Le secret des collectifs heureux » Pour une véritable QVT

L’étude se situe dans le débat actuel sur « le bonheur au travail » : est-ce possible ? Et à quelle condition ? Faut-il libérer l’entreprise?

Fin 2015, dans le cadre de sa réflexion sur les conditions d’une véritable qualité de vie au travail, Technologia a cherché à comprendre les ressorts des collectifs de travail que leurs membres qualifient de « heureux ». Il ne s’agissait pas de savoir si ces salariés se considéraient comme heureux au plan individuel, mais d’identifier s’ils estimaient appartenir ou non à un collectif de travail épanoui. Puis d’en comprendre les raisons à partir des relations établies entre les membres de ces collectifs.

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Près d’ 1/3 des salariés français disent appartenir à un collectif de travail heureux

Cette étude nous éclaire sur les facteurs à l’œuvre dans la qualité de vie au travail en identifiant deux populations très clivées : les « inconfortables » (exprimant un faible sentiment d’appartenance à un collectif de travail heureux) qui représentent 14% des salariés français et les « épanouis » (exprimant un fort sentiment d’appartenance à un collectif heureux) et qui représentent quant à eux, 28% des salariés.

Ces deux populations sont intéressantes car elles s’opposent presque totalement et permettent donc de mettre en lumière et de mieux comprendre les ressorts de l’épanouissement au travail ou au contraire de la dégradation de la qualité de vie au travail.

Technologia a posé un certain nombre de questions à un échantillon représentatif des salariés français que l’on a réparti en 10 catégories : l’environnement de travail  – la conjoncture dans laquelle évolue l’entreprise l’intensité du travail et l’exigence professionnelle la capacité à faire face à des situations émotionnellement difficiles – l’autonomie dans le travail – la qualité du système de management – la reconnaissance – les relations dans toutes leurs dimensions y compris sociales – l’adéquation entre son activité et ses propres valeurs – la vision de l’avenir.

Quelques premières pistes de réponse

La qualité des liens interpersonnels est un des reflets de la convivialité et d’une agréable ambiance au travail puisque 1 salarié sur 2 dits « inconfortables », ne se sent pas libre de rire au travail.

Se sentir appartenir à un collectif de travail heureux c’est d’abord éprouver des liens forts entre les membres de ce collectif. En se penchant sur un aspect peu mesuré comme le rire au travail, les salariés « épanouis » se sentent absolument tous libres de rire.

Les salariés qualifiés « d’inconfortables » connaissent plus souvent des situations de violences : 7 sur 10 en ont connu au moins une fois.

L’existence ou non de violence dans les rapports au travail est un autre élément qui renforce ou non l’appartenance à un collectif de travail heureux.  Globalement, les « épanouis » n’ont jamais été victimes de violences au cours des 12 derniers mois (cela n’est jamais arrivé pour 71% d’entre eux).

58 % des salariés « inconfortables ressentent de l’iniquité dans le traitement des divers salariés

La fréquence des relations avec le supérieur hiérarchique est un premier indicateur de la différence entre les « épanouis » et les « inconfortables » : ces derniers sont 7 fois plus nombreux à déclarer que la fréquence des relations n’est pas satisfaisante.

¾ des salariés dits « épanouis » se sentent créatifs et encouragés à expérimenter

En ce qui concerne nos résultats, les choses sont claires : les salariés « épanouis » ont davantage d’autonomie. L’entreprise les encourage à être créatifs et à expérimenter pour 3 sur 4 d’entre eux, contre à peine 2 sur 10 pour les « inconfortables, soit environ 4 fois moins souvent.

La charge de travail est excessive pour ¾ des salariés dits « inconfortables »

Deux autres facteurs font varier fortement le sentiment d’appartenance à un collectif estimé « heureux » : la charge de travail et la pression : environ 3 salariés sur 4 parmi les « inconfortables » déclarent avoir une charge de travail excessive et 4 sur 5 ressentent une forme de pression ; ils sont respectivement, 1 sur 2 et 3 sur 10 chez les « épanouis ».

Toutes ces dimensions et d’autres encore interagissent et définissent un équilibre ou un déséquilibre qui expliquent le sentiment plus ou moins fort d’appartenance à un collectif de travail heureux. Au sein de ces collectifs, les salariés pris individuellement s’épanouissent, résistent ou baissent les bras. Mais à aucun moment, le bonheur au travail, si l’on ose l’expression, n’apparaît comme le choix conscient d’un individu isolé. C’est au contraire le résultat d’une combinaison d’une dizaine de facteurs principaux qu’il est possible de faire évoluer volontairement. Cette action, en revanche, ne peut être que le fruit du dialogue social.

 

Contact presse : Denis Maillard  – 06 64 50 31 99 – dmaillard@intec-corporate.com
Julie Ratel – 06 34 19 24 42 – jratel@intec-corporate.com

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