-
L'Assistance Conseil
Une réponse rapide à toutes vos questions -
Document Unique
Une démarche rigoureuse pour l'ensemble des risques -
Formations
Près de 50 modules de formations modulables à votre demande -
études & Expertises
La prévention des risques professionnels au service de la santé et de la sécurité
Nos domaines d'activités
- Santé au Travail
Accidents du travail, Cycles de travail, TMS ... - Risques Psychosociaux
Stress, Souffrance au travail, Harcèlement, Suicide ... - Organisation du Travail
Réorganisation, Fusion-Acquisition, Cession, PSE ... - Ergonomie
Déménagement, Aménagement du Poste de Travail, Environnement du Poste de Travail ... - Risques Chimiques & Toxicologiques
Environnement, Amiante, Solvants, Poussières de bois ...
Stress & Transport : Le manifeste de Technologia
L'analyse de l'impact des transports sur la santé des salariés et des entreprises fait apparaître que les salariés, sur certains axes très critiques, « n'en peuvent plus".
Pour télécharger la version PDF du manifeste et la synthèse de l'étude, cliquer ici
Pour nous donner vos réactions, cliquer sur "Contactez-nous"
Il
s'agit d'une pénibilité et d'un allongement du temps mobilisé pour le
travail qui restent "à la porte de l'entreprise", au sens propre comme
au sens figuré. puisqu'elles co»tent au salarié tout en ne relevant pas
de la responsabilité de l'employeur. De fait cette situation dégrade
l'équilibre entre les efforts fournis par les salariés et la
reconnaissance de l'entreprise qui en découle, ce qui est facteur
central des risques psychosociaux.
Si les salariés ont subi une
forte dégradation de leurs conditions de vie dans les transports depuis
quelques années., celle-ci n'est pas liée aux arrêts de travail des
personnels de la SNCF ou de la RATP qui n'ont pas été au centre de
cette étude qualitative. Cette dégradation est structurelle. Sur
plusieurs tronçons, la situation est devenue difficile.
A la lumière de ce constat, Technologia propose de mettre en débat les propositions qui suivent.
Ces propositions visent aussi à aider les candidats aux élections
régionales en Ile de France à traiter cette problématique avec gravité.
Proposition 1
Création d' un Observatoire du Stress lié aux transports en commun sous l'égide de l'ANACT ou de l'INRS.
Cet observatoire analyserait chaque année les impacts sur la santé des
salariés. Il préciserait les évolutions sur les différentes lignes. Il
permettrait d'obtenir une information fiable et d'effectuer des
ajustements.
Proposition 2
Pour les entreprises et
organismes disposant de Délégués du Personnel ou encore d'un CHSCT
(Comité d'Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail), réunion annuelle
consacrée à la question de l'impact des transports sur la santé des
salariés afin de la traiter au mieux et de prendre en considération les
personnes exposées à ces risques.
Proposition 3
Obligation
de recensement des informations liées à ces facteurs de risques afin de
les inscrire dans le Document Unique de prévention (DU) propre à chaque
entreprise.
Proposition 4
Apporter une attention aux personnes qui peuvent être mise en difficultés.
Proposition 5
Mise
en place d'une procédure d'information efficace pour les entreprises
pour que les salariés n'aient plus à justifier de leur retard en cas de
dysfonctionnements (information précise sur le site internet des
compagnies de transport des retards le jour même afin d'éviter aux
salariés de chercher un bon d'excuse).
Proposition 6
Favoriser
financièrement le covoiturage avec la mise en place conjointe d'une
véritable information et d'un système à solutions multiples.
En cas de déménagement de l'entreprise
Proposition 7
Obligation
d'une consultation en amont du CHSCT sur les implantations envisagées
par l'employeur avant le choix définitif ; afin que les représentants
du personnel puissent peser sur ces choix qui ne doivent pas être
arrêtés sans la prise en compte des contraintes de mobilité.
Pour
l'estimation des temps de transports avant déménagement, prendre en
compte le temps de trajets avec aléas, au delà des estimations faites
par les modèles prédictifs des sociétés de transport.
Proposition 8
Pour
les lieux mal desservis par les transports en commun, imposer la mise
en place d'une navette propre à l'entreprise ou partagée entre
plusieurs entreprises.
Proposition 9
Rendre obligatoire la conclusion d'une négociation sur le travail à distance à la suite d'un déménagement.
Proposition 10
A la suite de cette centralisation, il pourrait se tenir des Etats Généraux sur les conditions de Transport en Ile de France.
Ces
états généraux réuniraient les représentants des organisations
syndicales de salariés, celles des employeurs, les dirigeants des
principales sociétés de transports concernés et les responsables
politiques. Ils auraient pour objectif d'établir :
- D'établir un constat précis ligne par ligne,
-
D'établir un bilan contradictoire partagé de la situation qui
permettrait d'entendre la parole des laisser pour compte au quotidien.
- De proposer des préconisations pour éviter les dégradations redoutées pour l'avenir
SYNTHESE DE L'ETUDE
Les salariés attendant leur RER
en retard, sans information, gagnant après trois essais malheureux une
rame bondée et suffocante... voilà une épreuve malheureusement bien
banale.
Les salariés qui doivent accomplir des tâches multiples,
sous la pression de la pendule, d'un client ou d'un manager autoritaire
et distant, tout cela dans la crainte de rater leur promotion ou de
perdre leur emploi... voilà une réalité que les experts en risques
psychosociaux connaissent bien.
Rapprochons les deux situations : l'épreuve des usagers ne se termine pas quand ils quittent leur station de métro, loin de là . Le retard, la fatigue et le stress accumulés les fragilise avant même qu'ils se mettent au travail.
Leur présence incertaine le matin et leur départ sous contrainte
horaire en fin de journée perturbent l'équilibre des équipes, ou bien
les condamne à se retrouver sur la touche... voire à la porte.
Avec
cet angle d'attaque, Technologia a voulu donner la parole aux acteurs
de l'entreprise, pour comprendre comment la prise en considération de
la « galère dans les transports » s'arrête trop souvent aux portes de
l'entreprise.
L'étude qualitative menée en discussion libre et
par grille d'entretien codée auprès de plus de 150 personnes a montré
que le problème était mal connu, et par conséquent pas vraiment pris en
compte, du côté des Représentants du personnel comme des Directions des
Ressources Humaines.
Le prix fort
Du côté des
salariés, il est clair que seule une marge de plusieurs heures protège
du retard qui perturbe les autres ou condamne à la marginalisation.
Avec à la clé, une fatigue chronique et un appauvrissement de la vie
sociale et familiale ; et le sentiment que les efforts consentis pour
bien faire son travail toujours plus lourds.
Pour la plupart, il
s'agit de s'organiser, de bricoler avec les collègues. Mais le prix des
petits arrangements est parfois lourd : compression de la pause
déjeuner, jalousies de ceux qui « galèrent eux aussi en voiture »... En
revanche, si certains cadres, plus autonomes, peuvent parfois
s'affranchir des règles de ponctualité, le petit personnel n'a pas
cette chance. Ainsi, des caissières en retard peuvent trouver l'entrée
du personnel verrouillée, y compris dans la minute qui suit l'heure
d'embauche. Les représentants du personnel défendent des dossiers dans
lesquels des licenciements reposent en réalité sur de telles situations.
Une "discrimination positive" pour les mal lotis des transports en commun ?
Pour
autant, les entreprises n'ignorent pas toujours le problème. Certains
responsables hiérarchiques savent faire la différence entre un manque
de ponctualité involontaire et une attitude délibérément dilettante.
Les sanctions et les freins à la promotion ne sont donc pas
systématiques. Le problème est que ce n'est pas une politique ancrée dans les méurs managériales.
De
même, plusieurs DRH intègrent ces critères de proximité géographique,
mais la responsabilité d'accepter un poste mal desservi depuis le
domicile repose en dernière instance sur le salarié. Jeu de dupes
puisque le marché du travail empêche de faire la fine bouche.
De
plus, les établissements de Région Parisienne font régulièrement
l'objet de déménagements. Ceux-ci ajoutent à l'instabilité des
réorganisations d'éventuels allongements des durées de trajet, ainsi
qu'une rupture du contrat implicite qui fixait notamment les conditions
de transport pour se rendre de son domicile à son lieu de travail.
C'est alors que toute une ambiance de travail peut se dégrader.
Enfin,
bien que le problème ne soit pas aussi massif et qu'il repose sur cette
notion floue de « sentiment d'insécurité », il est clair que, plus que
les autres, les femmes et les salariés soumis à des horaires décalés
sont amenés tous les jours à vivre des trajets angoissants, l'isolement
et l'ombre contribuant à leur gâcher la vie même s'il ne se passe rien
du tout.
Tout se passe donc comme si les problématiques de
transports relevaient de la vie privée des salariés. Il ne s'agit pas
alors d'incriminer les professionnels (RATP, SNCF...) qui peinent eux
aussi à maintenir un service public efficace et respectueux des usagers
; ni d'accuser les employeurs de maltraiter les salariés, mais bien de
ne pas laisser dans l'ignorance mutuelle les conditions de transport et
les conditions de travail.
à
à
à

